Quelle gare ? Quelle ville ?

 

Point de convergence incontournable dans la ville, porte de la mobilité mais parfois associée à une urbanité incertaine, la gare est un sujet régulièrement traité, notamment dans le cadre des réflexions sur la métropole francilienne et plus largement sur la ville durable.

A partir de plusieurs problématiques et de l'état des savoirs actuels, les « Rencontres de VTIF » ont pour ambition d'enrichir d'éléments de connaissance et de réflexion nouveaux, de donner une vision d'ensemble du sujet à une échelle métropolitaine large et de hiérarchiser les enjeux en fonction des sites et des stratégies d'acteurs.

Après une séance inaugurale le 27 mai dernier qui a réuni avec succès plus de cinquante professionnels, un second opus s'est tenu le 8 juillet, consacré à la programmation et l'insertion urbaine.

Les notions de financement et de complexité du jeu d'acteurs ont été abordées de façon récurrente, préfigurant les échanges de la prochaine Rencontre « Orchestrer » le 14 octobre 2010, sur le thème de la gouvernance des projets et des lieux.

 

Programme général des rencontres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27 mai 2010 / "Eclairer"

La séance inaugurale des Rencontres 2010 sur le thème des Gares a réuni cinquante participants (urbanistes territoriaux, aménageurs, concepteurs, opérateurs, exploitants.

L'objectif de ces rencontres est d'offrir un espace d'échange neutre permettant :

-  d'exposer des problématiques nouvelles ou pertinentes au regard de l'actualité

-  de confronter les logiques de système, attentes des acteurs, difficultés des opérateurs

-  de trouver des convergences d'analyse et d'objectifs

-  d'imaginer des coopérations

-  de convier des intervenants des transports et de l'urbanisme afin d'enrichir les débats

La séance était placée sous la présidence de Daniel DAVISSE (Président de l'association, vice-Président du CG 94 et du STIF, retenu ailleurs) qui a demandé à garder  au centre des débats les usagers, les habitants et les territoires auxquels sont destinées les gares.

Après la présentation des principaux enjeux identifiés sur le sujet des gares, un débat ouvert a permis de mettre l'accent sur les problématiques et enjeux jugés essentiels et prioritaires par les acteurs des transports et de l'aménagement urbain : les usagers, les fonctions associées aux gares, l'approche financière et économique, la gouvernance en phase de projets ou d'exploitation, la temporalité des projets de transport et des projets urbains, la densification autour des gares, leur insertion et la segmentation entre les gares.

 

Synthèse de la première rencontre

 

 

 

 

 

 

 

 


8 juillet 2010 / "Projeter"

« Liens entre les territoires et les réseaux, sujets d'attraction et de fascination, les gares ont été et restent des laboratoires de la modernité où se conjuguent complexité, urbanité, spéculation, expérimentations et qui mettent en interaction un nombre toujours plus grand d'acteurs »

C'est avec cette phrase extraite de la première rencontre que Francis BEAUCIRE (Université Paris I, Directeur du Magistère Urbanisme et Aménagement) ouvre cette séance. Résumant la problématique posée, il s'agit, au cours de cette deuxième séance, de basculer vers le concret, d'étudier le passage compliqué au "terrain".

Le point d'entrée de cette rencontre est la question des accessibilités, c'est-à-dire la quantité d'efforts à fournir pour atteindre une ressource. A partir de là, il est possible de décliner 3 échelles d'accessibilités :

-  la première échelle, celle du nœud, renvoie à la vision métropolitaine, à l'accessibilité à des ressources ou territoires lointains. Cela revient à fabriquer du maillage dans des zones où ne passaient que des lignes radiales

-  la deuxième échelle est celle où s'opère une certaine intimité entre le nœud de réseau et l'espace urbain.

Ce lien renvoie à deux sujets, la répartition géographique des ressources urbaines (emplois, commerces, services, logements, etc.) et l'espace public, dans sa propension à jouer le rôle de connecteur.

-  la troisième échelle, celle des exploitants et des autorités organisatrices de transport, qui consiste à passer à l'intérieur du nœud, d'une ligne à une autre.

Ces trois échelles d'accessibilité - que l'on retrouvera dans les différents exposés entendus au cours de cette deuxième séance - se rencontrent au moment de la plongée sur le terrain. Tout l'enjeu consiste alors à les combiner.

 

Synthèse de la seconde rencontre

 

 

 


 

 

 



14 octobre 2010 / "Orchestrer"

Le sujet de débat proposé pour cette rencontre se situait à l’articulation entre les échelles larges des enjeux de développement économique et de préservation environnementales interrégionales, avec celles plus restreintes des espaces de vie à l’échelle communale domestique avec ses enjeux d’habitat, d’équipements de mobilité et services de proximité. Le questionnement principal en était le suivant : comment dans les deux cas, les gares, jalons de la structuration du grand territoire mais points d’ancrage de l’espace local, (centralités aux potentiels d’urbanité variables et objets de spéculation) sont « gouvernées », c’est à dire discutées, conçues, réalisées et gérées ?

Sous la co-présidence de Nathalie Roseau, directrice du Master AMUR de l’ENPC et modératrice de la séance, et de Christian Oudin, conseiller au Sénat et corédacteur du rapport Keller « la gare contemporaine », les débats ont été articulés autour des présentations de l’architecte urbaniste Antoine Grumbach (projet Paris-Rouen-Le Havre) et Marie Jorio (projet de gare de Nanterre Université, EPADESA) et d’interventions de représentants d’opérateurs de transports, d’agences d’urbanisme, d’établissement public d’aménagement, de promoteurs et d’universitaires (Francis Rol-Tanguy (APUR) et Michel Leboeuf (SNCF), Lorenzo Sancho de Coulhac (RATP) et Jacques Peynot (Gares & Connexions), Michel Micheau (IEP Paris), Vincent Heuzé (Nexity ), etc…).

Outre l’enjeu de l’emplacement de ces gares, dont est actuellement mesurée l’importance dans le débat sur les rocades métro, où les gares épousent, avec les configurations de réseaux des positionnements politiques assez tranchés, il a été question des projets de territoire qu’elles peuvent favoriser, ainsi que des difficultés de gestion des temporalités pour leur mise en œuvre.

 

Synthèse de la troisième rencontre

 

 

 

 

14 octobre 2010 / "Orchestrer"

 

Synthèse de la quatrième rencontre